En France, les métiers du sport ne se limitent pas au secteur privé ou au sport professionnel. La fonction publique offre également de nombreuses opportunités de carrière pour celles et ceux qui souhaitent travailler dans l’encadrement sportif, l’animation ou le développement des politiques sportives. Pour accéder à ces postes, il est généralement nécessaire de passer un concours sportif relevant de la fonction publique.
Ces concours permettent d’intégrer différentes filières et d’exercer des métiers du sport public au sein de collectivités territoriales, d’institutions sportives ou d’organismes d’État. Comprendre le fonctionnement de ces concours, leurs conditions d’accès et les perspectives professionnelles qu’ils offrent est essentiel pour construire une carrière sportive publique solide et durable.
Qu’est-ce qu’un concours sportif ?
Définition et cadre de la fonction publique
Un concours fonction publique sport est un processus de sélection permettant d’accéder à des postes liés à l’encadrement, à l’animation ou à la gestion des activités sportives dans les administrations publiques. Ces concours s’inscrivent dans la filière sportive de la fonction publique territoriale ou dans les dispositifs du ministère chargé des sports.
Ils permettent notamment de devenir éducateur sportif territorial, conseiller en activités physiques et sportives ou encore responsable de projets sportifs. Les personnes recrutées participent à la mise en œuvre des politiques publiques sportives, à la promotion de l’activité physique et à l’encadrement de différents publics.
Différence entre concours sportif et formation privée
Contrairement aux formations privées dans le domaine du sport, les concours publics donnent accès à un statut de fonctionnaire ou d’agent territorial. Ils garantissent une certaine stabilité professionnelle, une évolution de carrière encadrée et des missions directement liées au service public.
Les formations en management du sport, quant à elles, ouvrent davantage de perspectives dans le secteur privé, les clubs professionnels, les agences ou les entreprises sportives. Pour mieux comprendre les parcours possibles dans ce secteur, il peut être utile de découvrir les études nécessaires pour travailler dans l’univers du sport.
Les différents types de concours sportifs en France
Concours de la filière sportive territoriale
La filière sportive territoriale constitue l’une des principales voies pour exercer un métier du sport dans la fonction publique. Elle comprend plusieurs concours, dont le concours ETAPS (Éducateur Territorial des Activités Physiques et Sportives).
Ce concours permet de devenir éducateur sportif au sein d’une collectivité territoriale : mairie, communauté d’agglomération ou département. Les missions incluent l’encadrement d’activités physiques, l’organisation d’événements sportifs et le développement de programmes d’activité physique pour différents publics.
Concours jeunesse et sports
Le ministère chargé des sports organise également des concours permettant d’accéder à des postes de cadres dans l’administration sportive nationale. Ces concours concernent notamment les conseillers techniques sportifs ou les inspecteurs de la jeunesse et des sports.
Les professionnels recrutés travaillent sur des missions de développement du sport, de formation, de réglementation ou encore de soutien aux fédérations sportives.
Concours réservés aux sportifs de haut niveau
Certains dispositifs spécifiques permettent aux sportifs de haut niveau d’intégrer la fonction publique. Ces concours ou aménagements prennent en compte leur parcours sportif et facilitent leur reconversion professionnelle.
Ils représentent une opportunité importante pour les athlètes souhaitant poursuivre une carrière dans le sport tout en bénéficiant d’une stabilité professionnelle.
Les principales épreuves des concours sportifs
Épreuves écrites et orales
Comme la plupart des concours administratifs, les concours filière sportive comportent généralement des épreuves écrites et orales. Les épreuves écrites permettent d’évaluer les connaissances des candidats sur les politiques sportives, l’organisation du sport en France ou encore les bases de l’encadrement sportif.
Les épreuves orales visent quant à elles à mesurer les capacités d’analyse, de communication et de gestion de projet des candidats. Les jurys évaluent notamment leur compréhension des enjeux du sport dans les collectivités et leur aptitude à encadrer différents publics.
Épreuves sportives et tests physiques
Les concours sportifs incluent également des épreuves physiques destinées à vérifier les compétences sportives des candidats. Ces tests peuvent varier selon le concours, mais ils évaluent généralement l’endurance, la maîtrise technique et les capacités pédagogiques.
Dans le cas du concours éducateur sportif, les candidats doivent démontrer leur capacité à encadrer une activité physique, à analyser une séance et à adapter leurs interventions en fonction du public.
Conditions d’accès aux concours sportifs
Diplômes requis et équivalences
L’accès aux concours sportifs dépend généralement du niveau de diplôme exigé. Pour certains concours territoriaux, un diplôme dans le domaine du sport, comme une licence STAPS ou un diplôme d’État, est requis.
Cependant, des équivalences ou des validations d’expérience professionnelle peuvent parfois permettre de se présenter au concours. Ces dispositifs facilitent l’accès à la carrière sportive publique pour les personnes ayant déjà une expérience dans l’encadrement sportif.
Concours externe, interne et troisième concours
La plupart des concours de la fonction publique sont organisés selon trois voies principales.
Le concours externe s’adresse aux candidats titulaires du diplôme requis.
Le concours interne est réservé aux agents déjà en poste dans la fonction publique.
Le troisième concours permet aux professionnels ayant une expérience dans le secteur privé, associatif ou sportif de se présenter.
Ces différentes voies permettent d’ouvrir les métiers du sport public à des profils variés.
Débouchés après un concours sportif
Métiers dans les collectivités territoriales
Après la réussite d’un concours sportif, de nombreuses opportunités professionnelles existent dans les collectivités territoriales. Les lauréats peuvent devenir éducateurs sportifs municipaux, responsables d’équipements sportifs, coordinateurs d’activités physiques ou encore chargés de développement du sport.
Ces postes impliquent souvent l’organisation d’activités sportives pour différents publics : enfants, seniors, associations ou scolaires.
Rôles au sein des fédérations et institutions sportives
Certains concours permettent également d’exercer des fonctions au sein d’organismes nationaux, d’institutions sportives ou de structures liées aux politiques publiques du sport.
Les professionnels peuvent participer à la mise en place de programmes de développement sportif, à l’organisation de grands événements ou à l’accompagnement des fédérations.
Pour ceux qui souhaitent comparer les perspectives professionnelles dans le secteur sportif, il peut être intéressant de consulter une analyse des métiers du sport les mieux rémunérés.
Concours sportif ou formation en management du sport : que choisir ?
Comparaison des trajectoires professionnelles
Le choix entre un concours sportif et une formation en management du sport dépend principalement du projet professionnel. Les concours offrent un accès direct à la fonction publique et à des postes stables dans les collectivités ou les institutions.
Les formations en management du sport, quant à elles, ouvrent davantage de perspectives dans le secteur privé : marketing sportif, gestion d’événements, sponsoring ou management de clubs.
Se former aux métiers du sport avec Sports Management School
Pour celles et ceux qui souhaitent évoluer dans l’industrie du sport, les formations spécialisées en management sportif représentent une alternative intéressante aux concours publics.
Sports Management School propose des programmes dédiés aux métiers du sport, combinant enseignements théoriques, expériences professionnelles et immersion dans l’écosystème sportif. Ces formations permettent d’acquérir des compétences en marketing, en management, en communication et en organisation d’événements sportifs.
Grâce à ces parcours, les étudiants peuvent accéder à une grande diversité de carrières dans le sport, que ce soit dans les clubs, les agences, les fédérations ou les entreprises du secteur.
La célèbre course en solitaire autour du monde prendra prochainement fin. L’occasion de revenir sur l’économie et l’organisation de cette grande compétition internationale, l’une des plus importantes et prestigieuses de la discipline.
Créé en 1989, sous l’impulsion du navigateur Philippe Jeantot et du conseil départemental et général de Vendée, le Vendée-Globe est rapidement devenu un événement important dans le milieu marin et a su devancer d’autres compétitions comme la route du Rhum de Saint-Malo ou le Golden Globe Challenge.
D’importants résultats économiques
Son prestige et sa renommée permettent en retour d’attirer de très nombreux sponsors et partenaires commerciaux, sources d’importantes rentrées financières pour les organisateurs et l’économie locale. Sur l’édition 2020-2021, on a dénombré 33 marques associées à la course et plus de 200 entreprises, liées de façon indirecte, profitant d’une visibilité et d’un impact médiatique durable et positif. Cela génère emplois et activités économiques, éléments nécessaires en ces temps de conjoncture au ralenti.
Selon le Conseil général de Vendée, lors des précédentes éditions, tous les 4 ans depuis maintenant 30 ans, les retombées économiques pour les Sables-d’Olonne, ville hôte historique, dépassent les 30 millions d’euros en moyenne sur la seule durée de l’avant-départ et garantit une publicité à la ville et à la région. Il y a 4 ans, en 2016, le département de Vendée avait même comptabilisé plus de 35 millions d’euros de gains. Le tourisme reste ensuite au beau fixe 6 mois après la compétition, attirant toujours plus de fans et de passionnés de voile, après avoir admirés les navigateurs lors de leur tour du monde.
C’est l’avantage d’une course qui n’a pas lieu sur un point fixe, comme pourrait l’être un Euro de football ou une coupe du monde de handball, le Vendée-Globe se situe sur les flots, mais assure une médiatisation continue pour les marques sur tout le temps de la compétition. Ainsi, pas d’investissement structurel nécessaire et un gain visibilité pour les sponsors, les partenaires et la région.
Un événement qui se maintient malgré la covid 19
Selon une étude, 85% des suiveurs du Vendée-Globe ne se rendent même pas en Vendée et suivent la compétition à la télévision ou à la radio. L’avantage est encore plus perceptible à l’heure de l’épidémie de coronavirus, qui interdit les réunions de foule et impose des huis-clos. Au mois de novembre, à quelques jours du départ, la capacité d’accueil avait été réduite à 10% mais pour autant, cela n’avait pas impacté sur la visibilité des équipes et des voiliers. Selon Antoine Mermod, le président de la classe Imoca qui représente les 33 skippers au départ du tour du monde en solitaire, « les retombées publicitaires investies par les sponsors ne devraient pas souffrir du virus. […] A partir du moment où les skippers vont être seuls en mer, notre sport sera équivalent à ce qu'il était sur les huit éditions précédentes ».
On estime qu’un navigateur, pour être compétitif et prétendre faire bonne figure lors du Vendée-Globe, doit être capable de trouver un financeur, un partenaire prêt à mettre entre 500 000 et 3 millions d’euros sur la table par an au moins pendant 3 voire 4 ans avant le départ officiel. Et malgré le coronavirus, malgré le ralentissement de la croissance et la déprime collective, tout le monde a été au rendez-vous, l’intérêt reste présent et les conséquences sont à minorer par rapport à d’autres disciplines et d’autres événements.
Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de la voile de compétition monte à 83 millions d’euros, en hausse de 16% par rapport à 2019 et est un des rares secteurs qui n’a pas été durablement et difficilement touché par la crise pandémique. Evènement en total autonomie, sans infrastructure d’accueil, populaire et historique, tous les ingrédients sont présents pour faire du Vendée-Globe un événement durable et solide sous l’ère post-covid.